mercredi 26 mai 2010

La jungle

Ouf, ça sonne chaude, tropical, humide, follement exotique. C'est vrai. J'ai eu la chance de passer un petit week-end rapide dans la selva, la jungle bolivienne, au nord du pays, vers le Brésil.

En 45 minutes de vol (versus 18h d'autobus!), on change de monde. Au revoir manque d'oxygène, air sec, roches et cactus, bonjour aux arbres gigantissimes, aux lianes étouffantes, aux plantes toxiques et autres perroquets. Après 3 h de pirogue, nous sommes arrivées à un petit camp (isolé et sans électricité) pour y passer la nuit (sans ma frontale, qui j'ai oubliée évidemment). C'est dépaysant de voir tout au long du fleuve Beni des petites communautés avec lesquelles le seul moyen de transport avec le reste du monde est la pirogue à moteur!



Nous avons pu découvrir plusieurs plantes aux propriétés médicinales et fruits exotiques comestibles. Pour résumer, la jungle avec ses fougères géantes me fait penser à une forêt du temps jurassique, on ne serait presque pas surpris d'y voir sortir un dinosaure...


Qui dit tropical dit...rreeelllaaaxxxx. Les habitants de la province du Béni, sont très différents de La Paz et n'ont pas les mêmes origines indigènes non plus. Il n'est plus question ici de culture andine, mais bien d'un mode de vie « amazonien »? Comme vous le voyez, à Rurrenabaque, on est bien loin d'une métropole :
Rurrenabaque
Ça c'est l'aéroport avec une piste...gazonnée

Quand le casse-croûte de l'aéroport a un hamac...

Lors de notre passage, le village souffrait d'un manque de carburant et d'aliments puisque la route principale de marchandise était bloquée depuis 2 semaines. Hé oui, je me rends compte qu'en Bolivie (à La Paz comme ailleurs), les manifestations de toutes sortes et autres barrages de route font partie de la vie et faut vivre avec! Au cours des dernières semaines, il y a eu des marches (pacifiques n'ayez crainte, mais avec des pétards qui pètent sacrément fort!) quasiment tous les jours au centre-ville pour mille et une raisons qui m'échappent mais qui se rapportent surtout à des hausses de salaire trop peu élevées.

Voilà pour l'instant
à bientôt

vendredi 14 mai 2010

Incontournable

On les appelle les « cholitas », ces femmes d'origine indigène (majoritairement Aymara) qui dévalent les rues arborant ces vêtements colorés et tellement caractéristiques de la Bolivie. En gros, on ne peut pas les rater, elles sont partout! Eh non, les cholitas sont loin d'être là seulement dans le quartier touristique pour charmer les voyageurs de passage. Selon mon humble estimation, je dirais qu'environ 10-15% des femmes que je vois dans la rue sont vêtues en vêtements traditionnels. Si l'on fait un tour à la campagne, c'est beaucoup beaucoup plus!


Bon, ça a l'air de quoi au juste?

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Senora Incarnacion


Réunion de femmes

Au sommet sur les peuples indigènes

Commençons par la tête : un chapeau « melon » typique (sur les têtes depuis 1920), de couleur noir ou kaki (posé en équilibre s'il-vous-plait!) et 2 longues tresses de cheveux noirs souvent nouées ensembles. Vraiment, une cholita aux cheveux cours, ça n'existe pas! Peu importe la température, ces femmes portent le manta, un châle à franges sur leurs épaules et pas moins de...quatre épaisseurs de jupes colorés que l'on nomme polleras. Hiver comme été, pluie ou soleil, les cholitas sont chaussées de petits souliers en plastique ou en cuir et s'il fait vraiment froid, elle peuvent ajouter des « leg warmers » en laine d'alpagua et ultimement, une tuque.


Pour le transport, une sorte de tissu rose ou vert à motif fait office de sac à dos, franchement, ça a l'air assez pratique sauf pour l'identifier. Dans l'autobus, il y en a 20 côtes à côte, tous identique, je soupçonne les cholitas d'avoir la capacité de voir à travers les tissus...


D'où vient cet accoutrement? En gros, ça vient de la mode espagnole du 18e siècle. Au cours de la colonisation espagnole, les femmes indigènes étaient obligées de porter ce costume par décret. Au départ, le terme cholita était réservé aux femmes de la campagne venue s'établir en ville, mais maintenant, il réfère plutôt aux femmes indigènes urbaines fières de leurs origines.


À la demande de certains (elles vont se reconnaître), je glisse mot sur mon état de santé: Ça n'a pas été facile à mon arrivée et j'ai dû d'ailleurs faire un petit tour à l'hôpital pour subir la pire injection intra-glutéale (à vous de chercher où se trouve le muscle glutéal!) de ma vie! Ça vous laisse 6 h à voir embrouillé et à ne pas pouvoir saliver. Quand personne ne vous prévient des effets secondaires, c'est un peu paniquant :)...Mais pour l'instant, tout semble être relativement rentré dans l'ordre.


Je suis allée faire un tour dans la jungle mystérieuse la semaine passée, ça sera mon prochain sujet!


À bientôt