En 45 minutes de vol (versus 18h d'autobus!), on change de monde. Au revoir manque d'oxygène, air sec, roches et cactus, bonjour aux arbres gigantissimes, aux lianes étouffantes, aux plantes toxiques et autres perroquets. Après 3 h de pirogue, nous sommes arrivées à un petit camp (isolé et sans électricité) pour y passer la nuit (sans ma frontale, qui j'ai oubliée évidemment). C'est dépaysant de voir tout au long du fleuve Beni des petites communautés avec lesquelles le seul moyen de transport avec le reste du monde est la pirogue à moteur!

Nous avons pu découvrir plusieurs plantes aux propriétés médicinales et fruits exotiques comestibles. Pour résumer, la jungle avec ses fougères géantes me fait penser à une forêt du temps jurassique, on ne serait presque pas surpris d'y voir sortir un dinosaure...
Qui dit tropical dit...rreeelllaaaxxxx. Les habitants de la province du Béni, sont très différents de La Paz et n'ont pas les mêmes origines indigènes non plus. Il n'est plus question ici de culture andine, mais bien d'un mode de vie « amazonien »? Comme vous le voyez, à Rurrenabaque, on est bien loin d'une métropole :
Lors de notre passage, le village souffrait d'un manque de carburant et d'aliments puisque la route principale de marchandise était bloquée depuis 2 semaines. Hé oui, je me rends compte qu'en Bolivie (à La Paz comme ailleurs), les manifestations de toutes sortes et autres barrages de route font partie de la vie et faut vivre avec! Au cours des dernières semaines, il y a eu des marches (pacifiques n'ayez crainte, mais avec des pétards qui pètent sacrément fort!) quasiment tous les jours au centre-ville pour mille et une raisons qui m'échappent mais qui se rapportent surtout à des hausses de salaire trop peu élevées.
Voilà pour l'instant
à bientôt






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