Loin de moi l'idée de vous expliquer en long et en large toutes les affres politiques, sociales et économiques de cette « guerre » mais honnêtement, ça vaut tout de même quelques petites lignes!
Il faut savoir tout d'abord que l'économie bolivienne a toujours été précaire et au cours des années 80 et 90, le gouvernement a dû se tourner vers la Banque Mondiale pour éviter un crash monétaire, résultat: la téléphonie, le réseau ferroviaire, l'industrie pétrolière et la compagnie nationale d'aviation ont été privatisés. Subséquemment, La Banque Mondiale a menacé de ne plus soutenir l'économie si la Bolivie ne privatisait pas sa gestion de l'eau. Résultat: Aguas del Tunari (consortium de différentes entités principalement étrangères) détient le monopole de la gestion de l'eau et les prix grimpent dangereusement. Une grande proportion des habitants ne peuvent plus payer les factures (20$/mois quand le salaire mensuel moyen est de 70$, ça fait mal).
La goutte qui a fait déborder le vase? La compagnie Aguas del Tunari a coupé l'accès aux mauvais payeurs. Pour résumer la suite, il y a eu des protestations monstres dans toute la ville de Cochabamba tant et si bien que la ville a été littéralement « fermée » pendant 4 jours. Les grèves et manifestations se sont étendues partout au pays et le gouvernement a dû déclarer l'État d'urgence. Après moult violences, le contrat de privatisation fût finalement révoqué et tout est « relativement » rentré dans l'ordre. C'est ce qu'on nomme la « Cochabamba Water War ».
Cholitas (femmes avec les habits traditionnels)Les moments « forts » du discours? Il a stipulé que la calvitie est causée par les aliments transgéniques puisque les Européens en souffrent, mais pas les Boliviens !? De plus, ce seraient les hormones féminines injectées dans les poulets qui expliqueraient l'homosexualité...ouf...sans commentaire! Malheureusement, c'est tout ce que les médias internationaux ont retenu de cet événement.
Ouf, assez parlé!
À bientôt!







