vendredi 14 mai 2010

Incontournable

On les appelle les « cholitas », ces femmes d'origine indigène (majoritairement Aymara) qui dévalent les rues arborant ces vêtements colorés et tellement caractéristiques de la Bolivie. En gros, on ne peut pas les rater, elles sont partout! Eh non, les cholitas sont loin d'être là seulement dans le quartier touristique pour charmer les voyageurs de passage. Selon mon humble estimation, je dirais qu'environ 10-15% des femmes que je vois dans la rue sont vêtues en vêtements traditionnels. Si l'on fait un tour à la campagne, c'est beaucoup beaucoup plus!


Bon, ça a l'air de quoi au juste?

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Senora Incarnacion


Réunion de femmes

Au sommet sur les peuples indigènes

Commençons par la tête : un chapeau « melon » typique (sur les têtes depuis 1920), de couleur noir ou kaki (posé en équilibre s'il-vous-plait!) et 2 longues tresses de cheveux noirs souvent nouées ensembles. Vraiment, une cholita aux cheveux cours, ça n'existe pas! Peu importe la température, ces femmes portent le manta, un châle à franges sur leurs épaules et pas moins de...quatre épaisseurs de jupes colorés que l'on nomme polleras. Hiver comme été, pluie ou soleil, les cholitas sont chaussées de petits souliers en plastique ou en cuir et s'il fait vraiment froid, elle peuvent ajouter des « leg warmers » en laine d'alpagua et ultimement, une tuque.


Pour le transport, une sorte de tissu rose ou vert à motif fait office de sac à dos, franchement, ça a l'air assez pratique sauf pour l'identifier. Dans l'autobus, il y en a 20 côtes à côte, tous identique, je soupçonne les cholitas d'avoir la capacité de voir à travers les tissus...


D'où vient cet accoutrement? En gros, ça vient de la mode espagnole du 18e siècle. Au cours de la colonisation espagnole, les femmes indigènes étaient obligées de porter ce costume par décret. Au départ, le terme cholita était réservé aux femmes de la campagne venue s'établir en ville, mais maintenant, il réfère plutôt aux femmes indigènes urbaines fières de leurs origines.


À la demande de certains (elles vont se reconnaître), je glisse mot sur mon état de santé: Ça n'a pas été facile à mon arrivée et j'ai dû d'ailleurs faire un petit tour à l'hôpital pour subir la pire injection intra-glutéale (à vous de chercher où se trouve le muscle glutéal!) de ma vie! Ça vous laisse 6 h à voir embrouillé et à ne pas pouvoir saliver. Quand personne ne vous prévient des effets secondaires, c'est un peu paniquant :)...Mais pour l'instant, tout semble être relativement rentré dans l'ordre.


Je suis allée faire un tour dans la jungle mystérieuse la semaine passée, ça sera mon prochain sujet!


À bientôt

2 commentaires:

  1. Salut Christiane! Heureuse d'avoir des aventures culturelles! Elles sont très fière et avant de les photographier..je leur demanderais la permission! J'ai une tante au origine aymara qui gardait encore la croyance que les photos volait les âmes! Et elle est infirmière universitaires... autre chose utile! alt+0241 sur le clavier numérique...ça fait un ñ!! Bonne journée un gros bisou!

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  2. Continue Christiane. Ton carnet est super intéressant! J'adore en apprendre plus sur cette partie du monde! Mets aussi des photos de toi ma belle :-)

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